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'L'important n'est pas de convaincre, mais de donner à réfléchir.' B.Werber

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[Contes] Vers l’éveil

« Pour les mener à ce qu’on appelle généralement l’éveil, c’est-à-dire à la découverte subite de leur véritable nature en même temps que celle du monde, les maîtres zen posent à leurs élèves des problèmes connus sous le nom de "kôan". Ces contes ne sont rien d’autre, car ils montrent tous comment le héros, englué dans un dilemme insoluble, ne peut en sortir qu’en passant dans une autre dimension, inimaginable pour lui et donc jusqu’à non perçue. » "Le maître de la laque - Préface"

[Jugement Premier] Moins pour plus

« Il n’y a rien à faire pour acquérir le bonheur. Le grand maître Eckhart exprimait cette vérité par ces merveilleurses paroles : "Ce n’est pas en ajoutant quelque chose à l’âme qu’on rejoint Dieu, mais en lui soustrayant quelque chose." On ne doit rien faire pour être libre, on doit au contraire laisser tomber des choses. C’est alors qu’on se libère. » A. De Mello

[Jugement Premier] Les moyens et la fin

S’adressant à un interlocuteur qui affirme que tous les moyens sont bons, y compris ceux de la violence, pour atteindre une fin juste, Gandhi affirme : "Vous faites une grande erreur en croyant qu’il n’y a pas de rapport entre les moyens et la fin (...) Votre raisonnement est le même que celui qui consisterait à dire que nous pouvons obtenir une rose en plantant une mauvaise herbe (...) Les moyens peuvent être comparés à une graine et la fin à un arbre ; et il existe un même rapport intangible entre les moyens et la fin qu’entre la graine et l’arbre." [extrait de "Gandhi l’insurgé" - Jean-Marie Muller ]

[Beaux Textes] Epitaphe

Une balade au Père Lachaise et la rencontre de cette épitaphe d’une insondable tristesse :
"Je n’aurais pas duré plus que l’écume
Aux lèvres de la vague sur le sable
Né sous aucune étoile un soir sans lune
Mon nom ne fut qu’un sanglot périssable"

La tombe est celle de Yvan Goll, poète et militant pacifiste, voisin de Chopin et Desproges et l’épitaphe est extraite d’une de ses oeuvres : "Jean Sans Terre"


[Science] Science et technique

« On ne peut pas en vouloir à Einstein d’avoir découvert le secret de l’énergie. L’application technique de sa formule l’a complètement dépassé. Le soir de l’explosion de Hiroshima, Einstein a dit : « Il y a des choses qu’il vaudrait mieux ne pas faire ». Autrement dit : il y a des choses que l’homme peut faire parce qu’il est intelligent. Et qu’il s’interdit de faire parce qu’il est un homme ».

« Il y a une rupture considérable entre la « science » qui fait comprendre et la « technique » qui fait agir. Je suis assez naïf pour croire que « comprendre », c’est toujours bon ». C’est le passage de la compréhension à l’action qui doit être constamment sous le contrôle des hommes....

-Do not fold - E=mc2 ...

[Jugement Premier] Vitesse

"Une des formes actuelles de la compétition est le culte de la vitesse. Comme si la vitesse était en soit une valeur ! Le plus grotesque est d’avoir introduit ce culte à l’école en adulant l’enfant qui comprend vite. A la vérité, aucune compréhension profonde n’est rapide. Celui qui comprend vite est celui qui est incapable de se rendre compte qu’il n’a pas encore vraiment compris." Albert Jacquard

[Société] Société imparfaite

Le plus important, c’est que la prison est le lieu idéal où l’on peut penser par soi-même. "Jusqu’en 1956, je n’avais jamais pensé qu’à l’intérieur des catégories fixées par le marxisme, en fonction de mes devoirs envers le Parti et mes camarades, pour l’édification de la société idéale." C’est entre quatre murs, en comparant sa geôle communiste avec sa geôle monarchiste d’avant-guerre, que Milovan Djilas découvrit que le communisme n’était en réalité qu’une forme politique parmi d’autres, et que toute société, par définition, est imparfaite.

[Société] Les générations

« Ainsi donc, une infinité de barrières entourent le troupeau des humains, et quiconque vit véritablement doit les briser toutes pour devenir libre : barrière de la patrie qui l’isole des autres peuples, barrière du langage qui enserre sa pensée, barrière de la religion qui l’empêche de comprendre d’autres croyances que les siennes, barrière de sa propre personnalité qui, par des préjugés et des opinions erronées, lui ferme le chemin de la réalité. Terrible isolement ! [...] Mais l’homme libre, délivré des préjugés de patrie, de religion et de race, qui pense avoir échappé à toutes les geôles, reste pris, lui aussi, dans un dernier cercle : il est lié à son temps, enchaîné à sa génération, car les générations sont autant de marches que gravit l’humanité. » S.Zweig

[Miroirs] Humanité

Un jour, on demanda au Dalaï Lama :
- Qu’est-ce qui vous surprend le plus dans l’humanité ?

Il répondit :
- Les hommes qui perdent la santé pour gagner de l’argent et qui, après, dépensent cet argent pour récupérer la santé.
- À penser trop anxieusement au futur, ils en oublient le présent, à tel point qu’ils finissent par ne vivre ni au présent ni au futur…
- Ils vivent comme s’ils n’allaient jamais mourir et meurent comme s’ils n’avaient jamais vécu.


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